Besart Buci
— 22 septembre 2026
Adrien Pasquarello
— 16 septembre 2026
Nicolas Béguin
— 14 septembre 2026
Sébastien Pittet
— 11 août 2026
Romain Giacobino
— 5 août 2026
Christian Bovet
— 13 septembre 2026 Le 3 septembre 2026, la CJUE a statué que la décision par laquelle la Commission européenne a retenu l’existence d’une entente prohibée liée à la manipulation d’un taux d’intérêt de référence sur un marché spécifique n’entraîne pas automatiquement la nullité des clauses d’autres contrats faisant référence à ce taux lorsque ces contrats relèvent de marchés distincts et que les parties à ces contrats n’ont pas participé à l’entente. Le droit national, non celui de l’UE, règle le sort des contrats.
Christian Bovet
— 23 août 2026 Le DEFR a annoncé l’aboutissement des négociations portant sur l’optimisation de l’accord de libre-échange (ALE) entre la Suisse et la Chine (RS 0.946.292.492). Selon la fiche d’information du SECO, cet ALE optimisé améliorera notamment la sécurité juridique lors de la fourniture de services financiers et garantira selon le principe de non-discrimination la participation aux systèmes publics de paiement et de compensation, aux bourses et aux organismes d’autorégulation.
Rashid Bahar
— 12 août 2026 Le Conseil fédéral a mis en consultation son paquet sur la règlementation TBTF. Comme annoncé, ce dispositif comprend un régime de responsabilité qui s’appliquera aux banques qui emploient 250 personnes ou plus et des mesures en matière de rémunération imposant notamment des délais de blocages pour la rémunération variable et des clawbacks avec le pouvoir conféré à la FINMA d’intervenir dans ce domaine.
Les pouvoirs de la FINMA se voient en outre renforcés avec un dispositif d’intervention précoce lui permettant d’intervenir en amont, sans devoir attendre un risque d’insolvabilité au sens des art. 25 ss LB ou faire face à une violation effective du droit de la surveillance lui permettant de prendre des mesures d’enforcement. Dans ce dernier domaine, la FINMA devrait être habilitée à ordonner des amendes aux établissements en cas de violations et des astreintes, s’ils ne mettent pas les mesures ordonnées dans le délai imparti. Elle se voit aussi octroyer la possibilité de conclure des accords amiables.
Le Conseil fédéral entend également préciser et renforcer les exigences sur les plans de stabilisation et de liquidation des banques d’importance systémique. Plus généralement, le cadre légal de la résolution se voit régler avec beaucoup plus de précision. Enfin, l’avant-projet envisage de simplifier le transfert de sûretés à la BNS afin de faciliter l’accès des banques à un soutien en liquidités, notamment en imposant la préparation du transfert de sûretés à la BNS ou des banques centrales étrangères. Ces dernières mesures s’adresseront aux banques de catégorie 1 à 3, alors qu’elles ne concerneront pas les petites banques de catégories 4 et 5.
Sébastien Pittet
— 30 juin 2026 La FINMA clôt une procédure d’enforcement pour violations graves des règles de la LSFin. Deux établissements ont manqué à leurs obligations d’éviter les conflits d’intérêts ainsi que de vérifier le caractère approprié et l’adéquation des placements. La FINMA retire au premier son autorisation de gestionnaire de fortune collective et rejette la demande d’autorisation de gestionnaire de fortune du second. L’autorité prononce en outre une interdiction d’exercer contre une personne responsable et confisque le gain illicite.
Adrien Alberini
, Rashid Bahar
, Fabien Liégeois
, Katia Villard
— 25 septembre 2026 En collaboration avec Teymour Brander, Besart Buci, Romain Giacobino et Sébastien Pittet.
Nommé professeur à l’Université de Genève en 1993, Luc Thévenoz a consacré sa carrière académique à faire progresser la science juridique. Avoirs non réclamés, titres intermédiés, offres publiques d’acquisition ou trusts : chaque fois que les formes juridiques se révèlent insuffisantes, il s’attache à combler les lacunes. Alliant exigence doctrinale et sensibilité pratique, il a contribué à des réformes ambitieuses, rendues nécessaires par un monde des affaires en constante évolution.
Ces mélanges témoignent de l’influence exercée par le professeur Luc Thévenoz sur le droit suisse et international. Les contributions réunies dans cet ouvrage explorent les marchés financiers, la banque, les instruments financiers – y compris les cryptoactifs –, la protection des investisseurs, l’intelligence artificielle et les nouvelles formes de régulation. Les produits financiers, les placements collectifs de capitaux et les trusts y occupent une place de choix. Ces questions sont également abordées sous l’angle de la procédure civile et pénale, de la fiscalité et de la durabilité, dans des perspectives tour à tour suisses, européennes et internationales.
Au fil
Par la diversité des thèmes abordés, cet ouvrage rend ainsi hommage à l’œuvre d’un éminent juriste qui, au fil des décennies, a profondément marqué le droit suisse et international.
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Sébastien Pittet
, Teymour Brander
, Besart Buci
— 25 septembre 2026 Les institutions de prévoyance – tant privées que de droit public – intègrent de manière croissante des critères de durabilité dans la gestion de leur fortune. Il ne faut toutefois pas perdre de vue la mission première d’une institution de prévoyance : administrer les cotisations des assurés dans le but de leur garantir un revenu suffisant une fois arrivés à l’âge de la retraite. Or assurer un rendement approprié face aux aléas de l’économie d’aujourd’hui relève d’un équilibre délicat. La prise en compte des critères de durabilité peut davantage compliquer cette tâche, en particulier lorsqu’elle entre en tension avec l’objectif financier primordial de l’institution de prévoyance.
La présente contribution examine dans quelle mesure le droit suisse permet aux institutions de prévoyance d’intégrer des critères de durabilité dans la gestion de leur fortune. Après une analyse de ces notions, les auteurs examinent le cadre règlementaire applicable. L’admissibilité de la prise en compte de critères de durabilité sera ensuite analysée en fonction de la finalité poursuivie : financière ou éthique.
Fabien Liégeois
— 25 septembre 2026 Le droit anglais des trusts offre un point d’entrée privilégié pour tenter de saisir ce qui sépare le revenu du capital. Ancienne et subtile, cette délimitation devient le lieu de fortes tensions en droit fiscal où les fruits périodiques sont imposables, tandis que le gain en capital réalisé lors de l’aliénation d’éléments de la fortune privée est exonéré.
La différence entre ces deux formes d’enrichissement est-elle fondamentale ou marginale ? La réponse dépend peut-être de la manière dont le juriste observe l’évolution du patrimoine. Dans le trust, la question porte sur le sort du corpus : faut-il considérer que les plus-values réalisées lors de la vente d’actifs en modifient la composition ou qu’elles produisent un revenu distribuable au bénéficiaire actuel ? En droit fiscal, l’interrogation se déplace : elle se concentre sur l’évolution de la fortune du contribuable au cours de la période examinée.
Après avoir rappelé l’origine de la distinction entre revenu et gain en capital, l’auteur en examine l’état actuel en droit fiscal suisse, d’abord du point de vue théorique, puis à travers la casuistique. Selon lui, il demeure utile de distinguer ces deux formes d’enrichissement lorsque l’on adopte une approche prospective de l’évolution d’un patrimoine ; en revanche, lorsque l’analyse est rétrospective, la distinction repose moins sur une différence de nature que sur un choix normatif du législateur.
Katia Villard
— 25 septembre 2026 L’un des premiers apprentissages que les étudiants en droit devraient intégrer est l’interconnectivité des branches du droit. Leur faire comprendre que les domaines du droit fonctionnent en réseau est l’un des défis les plus importants à relever. En maîtrise d’ailleurs, offrir davantage de cours centrés sur un cas d’espèce qui mêlerait droit civil, droit des obligations, droit pénal ou encore droit administratif pourrait être une piste de réflexion intéressante.
Cette imbrication entre les différentes branches du droit peut évidemment avoir pour conséquence qu’un développement, par exemple jurisprudentiel, dans un domaine entraîne des répercussions dans un autre. L’objectif de cette contribution est une démonstration par l’exemple à la suite d’un arrêt publié du Tribunal fédéral dans le domaine du droit des obligations en matière bancaire. Cette décision pourrait, de l’avis de l’auteure, avoir un impact sur la position de la banque en cas d’infractions commises sur un compte bancaire.
Katia Villard reprend la position actuelle de la jurisprudence sur la qualité de partie lésé de l’établissement financier avant d’exposer la jurisprudence précitée du Tribunal fédéral et d’en imaginer les conséquences sur le plan de la procédure pénale.
Rashid Bahar
— 25 septembre 2026 L’objet de cet article consiste d’abord en une réflexion sur le statut juridique des actifs financiers en droit privé. Cette notion ne prend son sens que dans la mesure où l’actif financier n’a pas d’existence réelle et ne reflète que la valeur qui découle des promesses ou expectatives qu’il incarne. Toutefois, au-delà de la question des droits ou expectatives qu’ils confèrent se pose la question de savoir comment les actifs financiers sont détenus, transférés et engagés, respectivement, quel régime leur est applicable face à des technologies qui évoluent, le papier, l’intermédiation et la dématérialisation, et, plus récemment, la désintermédiation avec la technologie des registres distribués.
D’autre part, il s’agit d’une étude de cas sur la question de savoir si, dans des domaines spécialisés faisant face à une évolution technique rapide, il vaut mieux régler, codifier ou consolider des normes de droit dans un acte normatif formel ou, au contraire, laisser le droit évoluer par la pratique transactionnelle ou la jurisprudence
Pour répondre à ces deux questions, l’auteur se penche successivement sur la monnaie et les moyens de paiement, les papiers-valeurs, les titres intermédiés et, enfin, les cryptoactifs, distinguant dans ce dernier cas les droits-valeurs inscrits des autres cryptoactifs.
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Urs Zulauf
— 25 septembre 2026 Ausgehend von den dreissig Jahren, in denen der Autor gemeinsam mit Luc Thévenoz die Reihe « BF – Regulierung und Selbstregulierung der Finanzmärkte in der Schweiz » herausgegeben hat, setzt sich der Autor mit dem Begriff « Finanzmarktrecht » auseinander und beschreibt die zehn wichtigsten Regulierungsthemen seit 1995.
Tout en évoquant les trente années durant lesquelles il a co-édité avec Luc Thévenoz la série « BF – Réglementation et autoréglementation des marchés financiers en Suisse », l’auteur se penche sur la notion de « droit des marchés financiers » et décrit les dix principaux thèmes de la réglementation financière suisse depuis 1995.
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